Chats libres

Statut juridique du chat libre

Le chat libre n’est ni un animal sauvage, ni un simple chat errant.

Conformément à l’article L.211-27 du Code rural et de la pêche maritime, lorsqu’un chat sans propriétaire identifié, vivant en groupe sur la voie publique, est :

  • capturé,
  • stérilisé,
  • identifié (I-CAD),
  • puis relâché sur son lieu de vie,

il acquiert le statut de chat libre.

Ce statut lui confère une protection juridique particulière : il reste libre de ses déplacements, mais il est reconnu comme un chat domestique identifié, placé sous la responsabilité d’une commune ou d’une association de protection animale.

Il ne peut donc plus être assimilé à un simple animal errant.

Le nourrissage des chats libres est autorisé

Dans ce cadre légal spécifique, le nourrissage des chats libres est légitime et nécessaire.

Il ne s’agit pas d’un abandon d’animal, mais d’un suivi sanitaire et de protection organisé :

  • surveillance de l’état de santé,
  • accès à la nourriture et à l’eau,
  • soins vétérinaires si nécessaire,
  • contrôle de la population féline par la stérilisation.

Empêcher volontairement ce nourrissage ou priver un chat libre de nourriture, d’eau ou de soins peut constituer un mauvais traitement au sens du droit pénal.

Maltraitance et sanctions pénales

Le fait d’exercer des mauvais traitements, de priver volontairement un animal domestique de nourriture, d’eau ou de soins, ou de commettre un acte de cruauté sur un chat libre, peut relever des infractions prévues par le Code pénal, notamment les articles 521-1 et suivants.

Les sanctions peuvent aller jusqu’à :

  • plusieurs milliers d’euros d’amende,
  • des peines d’emprisonnement,
  • l’interdiction de détenir un animal,
  • ainsi que la confiscation de l’animal.

Tout acte de maltraitance, d’empoisonnement, de violence, de déplacement forcé, de destruction d’abris, ou toute privation volontaire de nourriture ou de soins pourra faire l’objet :

  • d’un dépôt de plainte auprès de la Police nationale ou de la Gendarmerie,
  • d’un signalement au Procureur de la République,
  • ainsi qu’une saisine des services vétérinaires compétents (DDPP).

Notre association se réserve le droit d’engager systématiquement toute procédure utile pour assurer la protection des chats libres présents sur son secteur.